Edito
Bon surf
PORTRAIT. Spécialiste des méduses et passionnée d'Arctique, Delphine Thibault-Botha, quadra biologiste, a fait le tour du monde pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins et a conçu le programme de biologie marine de Tara Arctic.
Qui dirait que cette petite blonde penchée sur un microscope du centre d’océanologie de Marseille cherche à sauver le monde ? Pourtant Delphine Thibault-Botha, 42 ans, a roulé sa bosse sur de nombreuses missions à travers le globe avec un seul objectif en tête : mieux connaître les conséquences du changement climatique sur le plancton et les méduses, notamment en Arctique. Et surtout parvenir à limiter les dégâts. Sa dernière contribution : avoir conçu le programme de biologie marine de l’expédition Tara Arctic, dont la goélette a dérivé dans l’océan polaire et constitué un poste avancé pour la recherche, de septembre 2006 à janvier 2008.
Si Delphine a dû quitter le navire après la prise en glace faute de place suffisante, les échantillons de plancton ont fini par rejoindre son œil expert à Marseille. Verdict : « Des espèces vivant dans l’Atlantique sont remontées vers l’Arctique car le milieu y est moins froid qu’auparavant. Mais ce sont surtout les algues, vers, éponges et petites méduses habitant dans la glace qui vont souffrir de la diminution de l’épaisseur de leur terrier. » La scientifique a couché sur papier ses analyses dans un livre pédagogique édité par le CNRS. « J’essaie d’avoir une approche à la fois scientifique et grand public. Parce que le sujet intéresse et aussi parce que c’est le public qui finance nos recherches. »
Le virus de la banquise
Ses travaux l’entraînent, dès le début de sa carrière, vers la glace. « A l’issue de ma thèse consacrée à l’influence de l’environnement sur les organismes en méditerranée, un contrat de recherche financé par l’université de l’Oregon m’a amenée pour la première fois en Arctique. Par hasard. J’ai remplacé un collègue qui ne pouvait pas s’y rendre. » Arctic Ocean Section (AOS) transite de l’Alaska à l’Islande en passant par le pôle Nord. « C’est cette mission qui a permis d’avoir une première vue globale de l’océan Arctique. » Et qui fait de Delphine l’une des premières Françaises à avoir pointé le nez au pôle Nord. En 1998, la jeune femme récidive avec le programme SHEBA (Surface HEat Budget of the Arctic ocean). Cinq mois sur la banquise dans un camp de glace à la dérive pour comprendre le fonctionnement de l’écosystème local. « Cette expédition a commencé à révéler la fonte de la banquise en été. On n’a pas trouvé mieux que 2,50 m d’épaisseur de glace pour travailler. »
Pendant des semaines, c’est l’autarcie. « On évolue dans un monde parallèle. Il y a très peu de contacts avec l’extérieur. Pas de télé. Peu de radio. Juste quelques mails. Et puis on apprend à faire attention à tout. Le moindre petit accident peut se transformer en catastrophe. » En quelques heures, un chemin solide peut s’être fissuré. Et l’ours polaire est au coin de la banquise : « Là-bas, on sort armé et en groupe après avoir prévenu plusieurs personnes du campement de l’endroit où on va. » Pas de quoi refroidir Delphine, qui compte remettre ça au printemps 2011. « Une fois qu’on y est allé, on a le virus. C’est un endroit magnifique qui reste à découvrir. Mais on n’aura peut-être pas le temps de le faire avant qu’il disparaisse », lâche-t-elle avec amertume.
Un océan de gélatineux
Chercheuse-globe-trotter, Delphine Thibault-Botha a bourlingué d’un océan à l’autre pendant dix ans pour étancher sa soif de découvertes. Tandis que ses collègues, plus casaniers, restaient en laboratoire. Au Québec, elle travaille de 1995 à 1998 sur le CO2 atmosphérique et la séquestration du carbone. Elle prend alors conscience du rôle crucial des méduses et autres gélatineux dans le fonctionnement de l’écosystème marin. Et, pour mieux connaître ces bestioles de mauvaise réputation, passe deux ans et demi en Afrique du Sud, au Cap. Conclusion ? « Les gélatineux envahissent les côtes, hiver comme été, à cause du réchauffement climatique et de la suppression de leurs prédateurs du fait de la surpêche. Ils font des ravages en mangeant des quantités phénoménales de sardines, d’anchois et d’œufs de poisson. On peut espérer une régulation mais certains confrères annoncent un océan de gélatineux… »
En 2004, c’est à Marseille qu’elle pose ses valises pour se rapprocher de sa famille après trois ans passés à Hawaï et avec, sous le bras, un enfant né à Honolulu quelques mois auparavant et un labrador Shar-Peï nommé Bambi. « Il faut toujours ramener quelque chose de ses voyages », plaisante-t-elle. Delphine continue son travail sur les gélatineux dans le sud de la France, étudiera bientôt les échantillons provenant de l’expédition Tara Oceans et essaiera d’embarquer sur le bateau si ce dernier peut passer au nord du Canada. Entre deux cours à la faculté des sciences de Marseille. La biologiste mène tout de front. « Dynamique et passionnée », selon l’étudiante qu’elle a encadrée à l’occasion de l’expédition Tara Arctic. « Très pointue dans son domaine », explique un ancien camarade de fac. Née à La Baule, celle qui a nagé avant de marcher est tombée amoureuse au berceau de la mer et de ses animaux. Et est aussi estimée pour sa générosité mâtinée de bonne humeur. Estelle, une amie rencontrée au Canada, en témoigne : « Quand je l’ai connue, elle était étudiante et vivait seule dans une maison qu’un professeur lui prêtait au fin fond des bois. Elle y organisait souvent des fêtes mémorables qui rassemblaient professeurs et étudiants. »
Copenhague ? La chercheuse n’y croit guère. « Il faudrait se donner les moyens de comprendre le réchauffement climatique et prendre tous les facteurs en compte avant de se lancer dans des actions qui risquent de se révéler inefficaces. » C’est dit.
Bio express
1967 : naissance à La Baule
1994 : soutenance de thèse à Marseille et premiers pas sur la banquise avec la mission Arctic ocean section
1998 : cinq mois en Arctique pour comprendre l’écosystème local
2004 : retour à Marseille au centre d’océanologie
2006 : expédition Tara Arctic
Sources de cet article
Centre d’océanologie de Marseille
Tara Ocean
Alexandra Chanjou
(Publié sur le site web de Terra Eco, le 22 novembre 2009; photo Mike Dunn)
L’Empire du Milieu, premier émetteur de CO2 au monde avec ses centrales au charbon et son développement économique effréné ? C'est un fait. Mais la Chine investit aussi massivement et comme nul autre pays dans les énergies propres.
En Chine, la pollution causerait 750 000 morts prématurées chaque année, selon un rapport de la Banque Mondiale. Des nuages de pollution qui stagnent sur les métropoles, des pluies acides qui menacent l’agriculture… voilà l’image traditionnelle que l’on se fait en Occident du quotidien des Chinois. Depuis 2007, l’Empire du milieu a gagné la palme du premier émetteur de CO2 de la planète avec 1,8 milliard de tonnes de CO2 rejetées contre 1,6 pour les États-Unis. La faute à son appétit de croissance, et à sa puissance démographique. Le charbon, qui abonde dans le sous-sol chinois et produit 79 % de l’électricité du pays, est en même temps responsable de 80% de ses émissions de CO2. Premier producteur mondial de houille, la Chine voit sortir de terre une nouvelle centrale au charbon chaque semaine.
Avec 1,3 milliard d’habitants, il est logique que la Chine émette plus de CO2 que les autres pays du globe, mais rapporté au nombre d’habitants, un Chinois pollue en moyenne sept fois moins qu’un Américain. Prise de conscience écolo ou stratégie économique, la Chine s’est lancée depuis quelques années déjà dans la production d’énergies renouvelables. Avec succès. Elle est même « sur le point de devenir le numéro un mondial de l’industrie des énergies renouvelables », selon Eric Martinot, co-auteur d’un rapport sur les énergies renouvelables en Chine pour Worldwatch.
Marche verte
Le parc éolien de la Chine est celui qui augmente le plus rapidement, malgré un raccordement au réseau électrique n’excédant pas 70%, selon la banque Citigroup. Avec 12, 2 GW sur les 121 mondiaux, le pays se classe au 4ème rang mondial en termes de capacité installée. La Chine est aussi devenue le premier producteur de panneaux photovoltaïques et le premier producteur et consommateur de chauffe-eau solaires. En juin 2010, la construction de la plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde débutera en Mongolie intérieure. A terme, ses 2 GW, répartis sur 65 km2, fourniront de l’électricité propre à trois millions d’habitants.
Les projets d’éco-bâtiments et d’éco-villes fleurissent. D’ici à 2020, quatre cent villes nouvelles devraient voir le jour, dont un certain nombre d’éco-cités, telle celle de Tianjin. A Canton, le premier gratte-ciel quasiment neutre en énergie sera inauguré l’an prochain. D’autres chiffres ? Deuxième consommateur mondial de pétrole, le pays est également la quatrième plus grande réserve de lithium et l’un des acteurs les plus attendus dans le domaine des véhicules électriques. BYD, l’un des premiers producteurs mondiaux de batteries lithium-ion, a lancé fin 2008 une voiture hybride dont l’autonomie sur batterie est bien plus confortable que celle d’une Prius.
Tout en nuances
Cet élan vert s’appuie aussi sur des traditions chinoise. Si le biogaz, méthane produit par la fermentation de déchets organiques, fait son apparition dans les pays développés, la Chine méthanise par exemple depuis le 19ème siècle pour cuisiner ou se chauffer. Une centrale test a été lancée fin 2006 dans le Shandong. Avec 229 millions de kWh produits par an, elle permet d’économiser 110 000 tonnes de charbon.
« Il est vrai qu’il y a beaucoup de pollution en Chine mais cette pollution est liée au développement du pays et beaucoup de mesures importantes ont été prises par le gouvernement, même si cela ne suffit pas », explique Brendan Gillespie, chef de la division des performances environnementales à l’Organisation de coopération et de développement économique. Jean-François Di Meglio, président d’Asia Centre à Sciences Po, apporte un autre bémol : si le gouvernement central est très motivé, les gouvernements locaux, jugés sur leurs performances économiques, préfèrent parfois protéger les entreprises qui polluent et oublier le réchauffement climatique. Et d’autres traditions moins louables, comme la corruption, ont la vie dure.
Sources de cet article
État des lieux du charbon en Chine
Le rapport Worldwatch sur les énergies vertes en Chine
Les émissions de CO2 en temps réel
Alexandra Chanjou
(Publié sur le site web de Terra Eco, dossier sommet de Copenhague, le 25 novembre 2009)
SOCIETE. Plongée au coeur de la vie des gens du voyage arrivés ce week-end à Dieppe. Ils nous parlent de leur mode de vie, leurs difficultés quotidiennes et leurs joies
éphémères.
Des groupes électrogènes posés devant les caravanes, des tables où traînent des restes de déjeuner... Les gens du voyage,
principalement des gitans, se sont installés sur un coin de nature sauvage, Cours de Dakar, depuis quelques jours. Un terrain leur est pourtant réservé Chemin de la Rivière.
« Mais là-bas, il y a des rats. Nos enfants tombent malades », affirme Carmen, 31 ans. Son mari, Angelo, est un guitariste talentueux que tous respectent et
admirent. Certains disent qu'il a écûmé quelques scènes aux USA. Mais Carmen rectifie : « Il a joué du jazz manouche en Corse et en Yougoslavie.
»
Le soir, les guitaristes se réunissent souvent pour un « boeuf ». Les femmes chantent et dansent autour d'eux tandis que
brûle un feu. Un moment privilégié qui leur permet de se sentir encore plus proches et solidaires. « Pour rien au monde je ne changerais de vie; Je préfère ma
caravane à l'enfermement dans une maison », confie Robert, 35 ans.
Beaucoup d'autres souhaiteraient pourtant se sédentariser, au moins pendant l'hiver. Pour éviter de vivre dans la boue. Il faut dire que l'augmentation du prix du gasoil les a rudement frappés,
eux qui utilisent des groupes électrogènes tournant grâce au précieux liquide pour regarder la télé, s'éclairer... Et qui ne cessent de bouger de ville en ville au rythme des refus de
terrains. « On reste trois jours, un mois, trois mois... », explique Carmen. Du coup, pas facile de scolariser les enfants. Et ce sont
les mères qui leurs apprennent à lire et à écrire. Il y a bien des antennes mobiles en région parisienne qui permettent aux enfants de suivre des cours à bord de bus. Mais Carmen dit que les
professeurs ne les initient qu'au dessin.
« Sur le terrain qui nous est réservé, il y a des rats »
La région parisienne, c'est de là que viennent ces gitans installés sur le terrain vague d'un privé. Alors pourquoi Dieppe ? « Parce que c'est la ville avec
la mer la plus proche de chez nous. Moi, je viens ici depuis une vingtaine d'années », lance Louis, 54 ans. La seule différence entre les vacances et le reste de l'année pour ces éternels
voyageurs sont les vagues de l'océan qu'ils vont goûter par petits groupes vers 15 h avant de rentrer pour préparer à manger aux alentours de 18 h.
Ici, il n'y a pas de chef. « Chacun est son propre chef », lâche une des femmes.
Si la vingtaine de caravanes du Cours de Dakar appartiennent à la même famille, d'autres groupes appartenant à des familles différentes se sont installés dans les environs pour éviter de se
mélanger. Rue du Commandant Caseau, quelques personnes sont arrivées samedi. Elles passent l'hiver dans l'Aisne ou la Somme sur des terrains aménagés avec douches et cabinets pour 30 € la semaine
et sont venues à Dieppe pour la deuxième année consécutive. Rue de Stalingrad, des Hongrois fraîchement débarqués de Rouen sont venus en petit nombre.
Tous unissent leurs voix pour réclamer des terrains aménagés où ils pourraient faire venir des missions évangéliques à Dieppe. « Moi, ce que je voudrais le
plus, c'est que les gens soient gentils avec nous au lieu de nous dire de dégager. Et puis qu'on arrête de nous traiter de voleurs », confie Vadema, 10 ans.
Alexandra Chanjou
(Publié dans Paris-Normandie, ouverture de Dieppe, le 29 juillet 2008; photo Alexandra Chanjou)
TRANSPORT. Les taxis dieppois ne sont pas toujours au rendez-vous quand on a besoin d'eux. Enquête sur leur organisation sens dessus dessous,
révélations à la clé...
Un lundi, 17 h 05, devant la gare. Trois clients, dont une Anglaise stressée, trépignent devant la station de taxis mais pas un lumineux jaune à l'horizon. « Allo, j'ai besoin d'un taxi… » «
Oui Madame, il arrive. » « Dans combien de temps ? » « Aucune idée ! »
Bienvenus à Dieppe. Ville aux seize taxis pour trente-cinq mille habitants où le chauffeur choisit ses clients en fonction des destinations, où les clients mentent pour être embarqués plus
vite.
Pourtant, avec douze à quinze courses par jour et par taxi, il y aurait déjà trop de véhicules pour la masse de travail selon les principaux intéressés. Le problème serait davantage dû à une
organisation anarchique.
« Demandez un planning : il n'y a rien. Certains viennent aux heures qui les intéressent et ne préviennent pas les autres taxis. N'acceptent les réservations que si la course leur convient.
D'autres font du transport médical. Moi je fais du fret en Europe. Ça explique pourquoi parfois les clients ne trouvent pas de voitures disponibles alors que nous sommes un service d'utilité
publique », confie Richard Boivin, le seul taxi indépendant de Dieppe. L'homme a fait partie du groupement jusqu'en 1992 avant d'en être exclu pour ne pas avoir voulu suivre les règles
imposées par son président. Il travaille aujourd'hui avec son téléphone portable.
« Certains ne viennent qu'aux heures qui les intéressent »
D'autres rebelles suivront peut-être bientôt son chemin car dans le groupement lui-même, les petites guerres sont de mise. On ne passe pas le message pour une réservation, on vole une course à
son collègue, on s'insulte par le biais de la radio… « Pour moi, il n'y a plus de groupement. C'est des clans. Chacun se dégote du boulot pour lui-même. Dans le temps, tel taxi assurait le
matin, tel autre la nuit… Depuis quelques années, chacun vient quand il veut. Le nouveau président dit que comme on est des artisans, on fait ce qu'on veut. Du coup, il y a un mauvais service aux
clients », affirme Raynald. Un autre taxi va plus loin et confie être « un pourri. » « C'est un système qui rend mauvais et incompétent. Je vole, je fais du noir. J'ai honte de moi.
» Il parle de regroupement de clients allant dans une même direction, d'hôtels et de cafés jamais servis, de tour de passe-passe pour faire monter le compteur du simple au double. «
Normalement, quand on charge, on doit mettre le compteur à zéro mais je ne le fais jamais. Je vole toute la journée », assène-t-il avant de prendre un client à LD Transmanche avec 12, 70 €
au démarrage. Contacté, le président du groupement ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet.
En attendant, c'est le client qui paye…
Bientôt des taxis-bus ?
Les taxis pourraient se substituer aux créabus dans certaines villes dès 2010. « La délégation de service public conclue entre l'Agglo et Stradibus, en cours depuis dix ans, s'achève fin
2009. Elle sera sans doute prolongée jusqu'à fin 2010 mais ensuite, nous serons obligés de faire un appel d'offres et j'aimerais que les taxis soient consultés. Certaines communes ne sont pas
desservies par Créabus. Martigny, Tourville, Grèges… où il ne paraîtrait pas normal d'envoyer un car de dix places pour deux personnes. Les taxis pourraient donc prendre le relais et conduire les
clients pour le prix d'un ticket de bus grâce à la compensation de l'Agglo. Un créneau horaire et un lieu seraient bien sûr définis », explique Daniel Lefevre, vice-président de l'Agglo
chargé du transport. L'idée d'une desserte de Transmanche sur le même mode quand un faible nombre de clients est concerné a également été évoquée par l'Agglo.
Licences
Elles sont attribuées par la préfecture de Rouen et par le maire de Dieppe.
Tarif
Le tarif minimum a été établi à 6 € par la préfecture de Rouen. Il y a quatre types de tarifications. A : aller-retour de 7 h à 19 h, 0,83 €/km. B : circulaire aller-retour de 19 h à 7 h, 1,08
€/km. C : trajet direct de 7 h à 19 h, 1,66€/km. D : trajet direct de 19 h à 7 h, 2,16 €/km. Une facture détaillée sera bientôt obligatoire.
Sanctions
En cas de problème, une commission de discipline existe à la préfecture. Vous pouvez aussi envoyer un recommandé au maire ou écrire à la répression des fraudes.
Alexandra Chanjou
(Publié dans Paris-Normandie, ouverture de Dieppe, le 29 avril 2009; photo Alexandra Chanjou)